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Français

Tribune pour un roman

- Strip n°485

Salut tout le monde !


Grande nouvelle ! Le 3ème tome de mon roman sort DEMAIN (10 octobre) dans toutes les bonnes librairies !


Intitulé « Des milliers de murmures », il se situe toujours à l’époque où j’étais au collège avec Sarah, Ranjit et Vlad. Ambiance vintage garantie sans téléphones portables. Rien que de bons vieux agendas papier, des baladeurs auto-reverse et Internet qui pointe tout juste le bout de son modem 28k.


C'est vrai, j'ai dit ça à l'époque...


Cette fois-ci, nous avions eu affaire à une brume zombifiante plutôt récalcitrante, mais je ne vous en dis pas plus, vous pouvez lire le pitch et un chapitre sur le site officiel : Maliki.com/roman

Ce tome boucle également le cycle de Poison, ainsi que l’année scolaire. Promis, il ne se termine pas en énorme cliffhanger, comme j’aime maladivement le faire d’habitude.

Cette sortie est aussi l’occasion pour moi de faire un « petit » (je plaisante, c’est un pavé !) bilan de cette expérience dans le roman jeunesse.

Les plus fidèles le savent, j’ai pris l’habitude de produire une bande annonce animée (comme ça par exemple) pour la sortie de mes livres.
J’adore ça, même si je galère.
Mais pour celui-ci, je n’en ai pas faite. Je n’ai pas trouvé la force.

Pourquoi ?


Ce n’est pas  un manque d’intérêt de ma part pour ce projet, au contraire. Ecrire ce nouveau roman m’a demandé beaucoup d’énergie, de temps, et je l’ai fait avec beaucoup d’enthousiasme. Je crois bien que j’aime écrire autant que j’aime dessiner, si ce n’est plus.

Mais pour être honnête, ma joie que ce livre sorte enfin est un peu en demi-teinte. Car malgré l’envie que j’ai de vous le faire découvrir, après 2 autres romans déjà parus, je connais déjà plus ou moins son destin. Et je crois que ça me blase un peu.

Quand j’ai commencé à écrire du roman, je me suis dit : C’est génial, le roman a l’air toujours bien mieux considéré que la BD. Peut-être que ce sera plus facile d’avoir une peu de promo, une meilleure visibilité, une meilleure rémunération, d’être plus prise au sérieux...


Haha. Tendre naïveté !


Déjà, officiellement, je fais du roman « jeunesse » et non pas du roman « tout court ». Dans le milieu de l’édition, ÇA N’A RIEN A VOIR !



Du roman « jeunesse » ? De qui se moque-t-on ?
Déjà, c’est super fastoche à écrire, parce que c’est pour les enfants/ado, donc pas la peine d’en faire des caisses et d’être Bernard Werber. N’importe qui peut y arriver. La preuve, je suis auteur de BD à la base et on m’a laissé faire. En plus, y’a souvent des images, les thématiques sont bêbêtes, c’est de l’aventure... Et puis le raccourci est vite pris : Si on écrit pour les enfants, c'est qu'on est encore un peu un enfant.  Bref, quand vous êtes estampillé « jeunesse », soyons honnêtes, vous êtes un sous-auteur (y'a des exceptions bien sûr). Et à ce titre, vous êtes sous-payé, sous-considéré,  sous-exposé, et sous la pile des autres sorties en librairie.



Alors oui, même si j’ai toujours un petit espoir enfoui quelque part dans ce qui me reste d’optimisme (faut chercher !), je connais le destin de mon roman chéri. Comme la plupart des nouveautés qui inondent le marché, il va se retrouver posé en rayon une semaine, et disparaîtra la semaine suivante dans les limbes de la confidentialité.
Une semaine pour convaincre.
Peut-être deux...
Pour un travail qui m’a pris grosso-modo neuf mois sans compter mes heures, pour lequel j’ai aussi dessiné la couverture, et une trentaine d’illustrations, le tout pour 4000€ d’avances sur droits (que je dois rembourser après sur les ventes, faut pas déconner !) à coups de 6% du prix de vente par livre vendu (et 3% pour la version poche, ben oui, c’est plus petit !). J'ai beau savoir que c'est ainsi, ça me fait quand même halluciner. Et parce que c’est « jeunesse » et « qu’on a toujours fait comme ça », bien sûr, c’est non-négociable. Croyez moi, j’ai essayé. Et tout ça, je le savais pertinemment en signant.



Je suis auteur depuis 14 ans. J’ai la chance inouïe d’avoir des mécènes et le soutien de ma communauté, et mes œuvres en autoédition pour me permettre d’entreprendre de tels projets à perte, je ne suis pas à plaindre. Mais imaginez la vie des auteurs qui débutent et tentent de vivre avec 444€ bruts par mois. Alors oui, pour le coup, j’ai vraiment fait ce projet par passion, mais j’ai honte car je  montre un très mauvais exemple en continuant à signer ce type de contrat.

Certains me diront : « Ah mais c’est la sélection naturelle ça ! Si un roman ne trouve pas son public, c’est parce qu’il n’est pas bon. Le darwinisme s’applique aussi au monde impitoyable de l’édition. »

Si seulement...
Si seulement ce n’était qu’une question de qualité ! Là, ce serait une sentence que je pourrais entendre.

Mais mes pauvres amis, la qualité d’une œuvre, c’est SECONDAIRE.
Un gros éditeur sort des dizaines de titres par mois. Parfois plus. Sur cette pléthore de titres, il va décider de miser gros sur un ou deux auteurs sûrs ou prometteurs. Les autres ? Ils servent à gonfler la masse des faire-valoir. Ceux-là n’auront pas d’article dans la presse, n’iront pas sur des plateaux télé, n’auront pas un présentoir géant à l’entrée de tous les supermarchés.
Parce qu’ils sont moins bons ?
Non.
Parce que personne, dans ce petit microcosme qui est pourtant venu les chercher, ne croit en eux. Je suis persuadée que si l’éditeur ne débourse pas un centime  pour faire connaître une œuvre, aussi magistrale soit-elle, s’il ne fait pas chauffer à blanc son service de presse avec les relations qui vont bien, et si le diffuseur n’a pas un intérêt quelconque à défendre ce titre, alors il ne décollera jamais. Il ne « trouvera pas son public », car ce n’est pas l’auteur, maintenu dans le noir, qui est en capacité de le trouver. Il ne contrôle aucun canal de diffusion et dans sa misère, n’a pas les moyens financiers pour ça.

Comment une œuvre pourrait-elle trouver son public si personne n’en entend jamais parler ? Malgré ma communauté et ma présence constante sur les réseaux, je sais que plus de la moitié des gens qui ATTENDENT ce roman et VEULENT le lire ne verront même pas l’info de sa sortie.

Même les réseaux sociaux, qui nous ont permis un temps de contourner les autoroutes habituelles exigent désormais qu’on paie. J’ai 87 000 personnes qui me suivent sur ma page Facebook. 87 000 personnes qui ont cliqué en disant « oui, je veux voir les infos de cette page, ça m’intéresse ». Et bien si moi, je décide d’écrire « coucou » sur ma page Facebook et que je veux que ces 87 000 personnes le voient, je dois débourser au minimum 400€ par JOUR, pour espérer toucher entre 8 900 et 37 000 personnes maximum. Et pas des inconnus hein, juste mes abonnés !
Si je ne paie pas ? Seule une poignée d’abonnés verra mon "coucou" s’afficher au milieu des publications filtrées et sponsorisées. Et c’est la même tisane sur Twitter ou Youtube. Les réseaux se sont rendus indispensables, et désormais nous rackettent paisiblement.



Alors un jeune auteur talentueux et inconnu, sans relations, sans communauté, sans argent, qui trouve son public ? Im-po-ssible si l’éditeur qui l’accueille ne se sort pas les doigts, du porte-monnaie pour commencer. Autant jeter une bouteille à la mer en guise de communication.


 

J’ai l’air d’en rajouter avec mon manque de considération de la chaîne du livre pour ses auteurs ?
Tenez, voici quelques brèves cocasses sur les coulisses de ce tome 3, qui s'est pourtant dans l'ensemble bien passé.

- Figurez-vous que j’ai appris la date de sortie de mon roman sur les sites de vente en ligne. Oui. Personne n’avait pensé à me prévenir.
- D’ailleurs, à deux jours de la sortie, le visuel de la couverture n’est même pas sur Amazon ou Cultura. Regardez comme c’est vendeur !


Edit : Quelqu'un semble avoir mis à jour suite à cette note, merci ;)


- Sur tous les sites de vente, il est indiqué que le roman fait 400 pages. Alors qu’en vrai, il en fait 530. Un détail j’imagine.
- A ce jour, malgré mes relances, je n’ai reçu aucune nouvelle du service communication de mon éditeur, pour me dire si quelque chose était prévu pour la sortie. Il y a peut-être quelque chose hein ! Après tout, j'avais eu un peu de pub sur le tome 2 et les gens que j'avais en contact étaient sympa. Simplement, cette fois il n'est visiblement pas utile de me tenir au courant. Par rapport à mes débuts, je constate que les auteurs sont de moins en moins mis dans la boucle, comme si ça ne les intéressait/regardait pas.
On m’a juste demandé à un moment « Tu penses faire une bande-annonce comme les autres fois ? Si oui, ce serait bien qu’elle soit terminée pour septembre ».
J’étais lasse. Tellement lasse que tout semble devenu à ma charge. J’ai créé le site officiel du roman, je le tiens à jour, je vais en dédicaces, je fais de la com sur les réseaux...
Et maintenant cette habitude des bandes-annonces.
J’ai fait remarquer que ce genre de travail, en principe, ça se rémunère. Entre le temps de réalisation, les compétences requises, la rémunération de la comédienne qui fait la voix, j’explose déjà le budget du livre en lui-même. J’ai quand même demandé s’il y avait un budget pour le faire. On m’a répondu que non.

- Pour mon tome précédent, quelqu'un m’avait même dit : « Oh tu sais, c’est un tome 2. Ça sert pas à grand-chose de faire de la com sur un tome 2. ». C'est peut-être vrai, j'en sais rien ? Mais ça coûte quoi, un peu d'enthousiasme face à l'auteur qui a mis un an à pondre son oeuvre ? Ça m’a rappelé les mois terribles passés à réaliser ce pilote du dessin animé Maliki, pour m’entendre dire avant le départ pour Annecy « Oui, bon, on va essayer de le présenter, mais de toute façon j’y crois pas ».

- Allez, un dernier pour la route ? Il y a quelques jours, quand j’ai reçu mes exemplaires auteur chez moi, expédiés à la mauvaise adresse (merci à ma factrice d’avoir intercepté le colis avant qu’il ne reparte), j’ai découvert que le pantone utilisé pour la bichromie des illustrations était turquoise au lieu d’être rose, ce qui change un touuuut petit peu les ambiances que j’avais bossées et validées sur le BAT.


« C’est l’imprimeur qui s’est trompé » m’a-t-on dit.
OK. Tant pis. Que voulez-vous dire ? On va pas foutre 6 tonnes de livres à la benne et réimprimer parce qu’aucun être humain n’était présent pour vérifier les feuilles au calage machine. J’ai pourtant connu un temps où ça se faisait, d'aller aux calages, et même d'y convier les auteurs. Mais je prends sur moi, encore. C’est un détail. Personne ne le verra de toute façon. Juste moi...

Voilà, c’est ça, publier un livre auquel on croit. Et la liste est loin d’être exhaustive, je vous ai épargné quelques détails sordides. C’est un amoncellement de petites déceptions et de petites désillusions qui viennent miner votre bel enthousiasme et vos efforts. Personne n’est méchant avec vous hein ! Indépendamment, les gens avec qui j’ai bossé sont même plutôt bienveillants, mais ils sont tous remplaçables, éjectables, et travaillent pour une énorme machine qui ne sait même pas que vous existez. Et votre roman, qui est tellement important pour vous... Vous avez au fond l’impression de le cramer avec tous les autres, dans la fournaise de la locomotive qui se barre sans vous.

Vous allez me dire : « Ben pourquoi t’as pas sorti le livre en autoédition, comme tu fais maintenant, au lieu de faire ta Drama Queen aujourd'hui !? »
...
Vous voulez rire ?

C’est parce que j’avais promis...


J’avais promis, à mon éditrice, que je ferai le 3ème tome du roman chez eux. Couillon non ?
Depuis, cette éditrice a été remplacée. Plusieurs fois. Je n’avais pas encore commencé à bosser sur le roman que j’avais reçu 2 fois des mails de présentation d’une nouvelle éditrice qui « prenait le relai » sur Maliki, puis se faisait remplacer quelques semaines après. A chaque fois, ces personnes me demandaient qui j’étais. Je devais leur résumer les livres déjà parus, leur donner des chiffres sur ma communauté, mes ventes (comme si on me communiquait tous les chiffres !). Elles n’avaient rien lu de moi. N’avait même pas ouvert ma page wikipédia. Et hop, elles disparaissaient.

J’aurais pu rompre ma promesse, c’est vrai. Qui restait-il, dans ce jeu de chaises musicales, pour s’en souvenir ou prendre la peine d’exhumer de vieux contrats ?
Il restait les lecteurs, enthousiastes et passionnés. Des enfants, des adultes, ceux qui viennent me voir en dédicace les yeux brillants en me demandant quand sort la suite, en m’expliquant fébrilement leurs théories sur ce qui va se passer dans le prochain tome. Et moi, qui essaie de ne pas sourire quand ils tombent juste.

Alors voilà, d’un côté j’ai tellement envie que vous lisiez ce roman, de vous prouver que j’ai travaillé dur dessus, et que si ce n’est probablement ni parfait ni magistral, c’est au moins complètement sincère et majeur dans l’univers Maliki. Que je l’ai écrit pour TOUS les publics, et pas seulement pour « la jeunesse », cette expression qui n’a aucun sens.
Et d’un autre côté, je n’ai plus envie de me (dé)battre dans ce panier de crabes. Donc, à moins que le statut des auteurs se transforme radicalement, à force de luttes et de coups de gueule comme celui-ci, ce sera le dernier roman que je publierai à compte d’éditeur.



Je m’excuse, car ce n’est vraiment pas l’annonce de sortie la plus vendeuse que j’ai pu faire pour un de mes livres. A la base je voulais juste vous expliquer pourquoi je n'avais pas fait de bande annonce cette fois-ci... Mais je ne serais pas si amère si je m’en foutais. Si je vous raconte tout ça, c’est parce que ça me prend aux tripes. Ce n’est pas une réaction à chaud, c’est mûri, pourri, ça me gangrène et me sape au quotidien. Et même si ça ressemble à un sabordage, si ça peut ouvrir un peu les yeux du public (et des institutions, on peut rêver) sur la réalité du métier d’auteur, alors ce sera toujours ça de pris.

Et si vous voulez vraiment me faire plaisir : Considérez simplement l’idée d’essayer de lire mon roman. Peu m’importe que vous l’achetiez ou que vous l’empruntiez dans une médiathèque ou à un ami. Ce qui m’importe, c’est que vous passiez un bon moment, et que vous vous évadiez un jour ou deux, comme je me suis évadée en l’écrivant.
Et si vous avez aimé, laissez-moi un petit mot.
Ou dites-le à votre libraire.
Offrez-le à un ami.
Ou laissez un avis si vous l’avez acheté en ligne.
Vous illuminerez ma journée et ramènerez un peu d’humanité et de simplicité dans un secteur qui en a bien besoin.


Des bises.
Courage, espoir !

Mali

PS : je vous mets quelques liens pour le commander en ligne (mais n'hésitez pas à le demander en priorité auprès de votre libraire préféré !) :

Pages des libraires
FNAC
e-lerclec
Cultura
Amazon de Satan

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Commentaires :

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Usinamiss Le à , a écrit :

Mon ado de fille, que j’ai tant de mal à faire lire en temps habituel, me demande très régulièrement quand sortira le prochain tome. Je ne boude pas mon plaisir, pour une fois qu’un roman trouvé grâce à ses yeux ! Tu as un public fidèle. Continue !

Anne Poiré Le à , a écrit :

Merci pour cet article juste et touchant., « miroir que l’on promène le long du chemin » éditorial…

Jeanne Sélène Le à , a écrit :

Merci de parler de tout ça ! On me demande souvent avec incrédulité pourquoi j’ai choisi une voie aussi peu glorieuse que l’autoédition… Tout est dit ! 😉
Bon courage en tout cas.

un_pogaz Le à , a écrit :

Un billet bien triste. Mais plus par exaspération qu’autre chose.
Je partage ton sentiment, le monde de l’édition est a moitie fou, et s’est très dommageable pour tous le monde.

En parlent de livre, une publication numérique serait un bon plus. J’ignore comment tu peut faire pour les 3 premier tome.
Se sera sans doute plus facile en auto-édition, mais je t’encourage vraiment a publie en numérique (format EPUB)

Attention, les gros éditeur on encore plus de mépris pour le format numérique qu’il en on déjà pour la littérature « jeunesse »
Voilà un des rare éditeur numérique de qualité que je connais http://lecdigitalbooks.com/ , a défaut de le faire, il pourra sens doute de conseillé.
(Et au pire, des mec dans leurs chambre font parfois du meilleur travail que les « pro »)

Suisei Le à , a écrit :

Si même les réseaux sociaux sont devenus des entraves plus que des aides, le temps est peut-être au changement et à la création d’alternatives ?

Sandy Julien Le à , a écrit :

Hello Maliki. Ca bouge un peu dans l’édition, avec des initiatives qui peuvent peut-être t’intéresser et t’aider à t’orienter vers une meilleure rémunération dans le cadre des romans. Je laisse ça là, c’est une piste que je trouve super intéressante pour des auteurs escamotés par les grandes maisons d’édition. Maintenant, c’est UNE initiative, UNE possibilité. Mais ça m’interpelle. https://chutmamanlit.blogspot.com/2018/10/projets-sillex-nouvelle-maison-dedition.html

Juliet595 Le à , a écrit :

Je compte bien l’acheter dès demain, depuis le temps que je l’attends :3
Et comme pour les deux premiers, je ferai un billet sur mon blog ! … Bon il est à peu près aussi célèbre que Trump est beau et intelligent, je ne sais pas si ça sera vraiment utile pour toi, mais je tiens à te soutenir avec mes piti moyens ><
Continue à écrire et à dessiner, tu es géniale <3

Killfaeh Le à , a écrit :

As-tu essayé des réseaux communautaires et libres comme celui-ci ? https://framasphere.org
Si des gens influents se mettent à les utiliser et à en faire la promotion, ça aiderait peut-être à sortir de l’impasse des GAFA.

Ookami-sama Le à , a écrit :

Eh bien, en tant que libraire, je concède que personne n’a le temps de lire toutes les sorties, et que les ouvrages jeunesse sont en général moins intéressant. La plupart des caractéristiques énoncées ici sont malheureusement assez juste : il existe peu de romans pour enfant / ado qui ne tombe pas dans la facilité, que ce soit au niveau de l’intrigue (gentils, méchants, bagarre, victoire du bien), de la problématique (taper les faibles c’est pas bien), du vocabulaire (200 mots, faut pas déconner), du style général de l’auteur.e (phrases simples, virgules mal placées, abondance de ponctuation).

J’ai lu un certain nombre d’excellents ouvrages jeunesse, mais la plupart est restée assez confidentielle. « Le dernier elfe », « La cité des livres qui rêvent », tout ce que Pierre Bottero a écrit, tous sont des œuvres d’art mais on a estimé que ce serait trop difficile à lire, pas assez vendeur, ou que ça n’intéresserait personne. On privilégie évidemment les cochonneries dans le goût de « 13 reasons why », « 50 shades of Grey » et autres immondices, parce que pognon. Faudra pas venir se plaindre quand les autodafés reviendront à la mode.

Au passage, je vous ferai remarquer que Amazon est le plus féroce compétiteur de toutes les librairies de France et de Navarre, ne propose que des boulots sous-payés et sous-considérés, est largement favorisé par les éditeurs (qui lui offrent quelques points de marges, lesquels changeraient la vie des libraires en leur assurant un revenu décent plutôt que minimal), et finalement se contrefout entièrement de la littérature et des auteurs. Son grand patron, Jeff Bezos, est libertarien et ne croit pas aux droits d’auteur, alors trouver ici un commentaire autre qu’assassin au sujet de cette entreprise m’étonne beaucoup.

Bref ! Je vous souhaite toute la réussite possible. Je lirai votre roman, pour au moins faire quelques commentaires supplémentaires sur les pépites dont les éditeurs ne font pas la promotion.

Ookami-sama Le à , a écrit :

PS : Promis, la prochaine fois, je me relirai!

Siamure Le à , a écrit :

Ne te décourage pas! Tes oeuvres font partie de celles que je relis plusieurs fois et toujours avec autant de plaisir! Pour ma part depuis petite je suis très fan d’une certaine franchise de monstres de poches avec une souris jaune en mascotte. MAIS! Jamais je ne me suis déplacée en apprenant qu’un des concepteurs des jeux passait en France. ALORS QUE si j’apprends que TU passes dans un coin que je peux atteindre et que mon emploi du temps me le permet je m’en fiche si je dois me lever à 5h du matin, je VEUX te voir! Tes BD et tes romans sont juste géniaux! Tu as énormément de talent et ceux qui ne voient pas ça n’y connaissent rien voiiiiiiiiiiiiiiiiiiilà! 😉

wilmau Le à , a écrit :

Solution : monta ta maison d’édition et prête ta visibilité aux petits auteurs.
C’est ptet bête je sais pas tu as du y penser aussi, mais y’a trop peu de créateurs influent qui font l’effort de donner le coup de pouce qu’ils auraient aimé avoir !
Ça doit être compliquer aussi de partager quand on galère mais je suis sûr qu’en auto édition avec toi en prenant la moitié de ce qu’un éditeur prendrait et juste en faisant profiter de ton influence pendant un mois ou deux tu pourrais lancer des trucs cools, voir même un nouveau mouvement de l’édition indé en France et ça serait vachement cool ! Parce que comme tu l’as dis des petits créateurs y’en a des milliers mais des créateurs qu’on écoute y’en a à peine une centaine, c’est à vous de prendre la responsabilité de la chance que vous avez à mon avis. Aprés j’en sais rien, je parle du point de vue d’un créa invisible.

Nicolas Lethuillier Le à , a écrit :

Très intéressant et intelligent !
Je suis auteur de roman, et je partage ton article avec grand plaisir sur ma page Facebook officielle ! 🙂

Fétuque Rose Le à , a écrit :

Bravo Maliki ! Et Merci de nous faire rêver !!! Ça, ça n’a pas de prix ! Courage à toi aussi 🙂 et à Becky.

Akirâle Le à , a écrit :

J’ai eu l’occasion d’emprunter le premier tome de ton roman à la médiathèque, il y a trois ans tout au plus, et je l’ai dévoré en deux jours. C’est le genre de livre qui me plaît vraiment : fluide, vivant, drôle, émouvant, agréable. A l’époque je ne pouvais pas me permettre trop de dépenses « de loisirs », alors j’empruntais tout ce que je pouvais à la médiathèque. Aujourd’hui encore, je continue par manque de place. J’adore les livres, mais je dois me restreindre pour ne pas finir ensevelie ^^ »
Je voulais juste te dire que j’ai aujourd’hui presque trente ans, que j’ai adoré ton premier roman, et que je compte bien mettre la main sur les deux suivants. J’ai du retard à rattraper, mais c’est toujours avec plaisir que je me plonge dans tes histoires, que ce soit les strips ou les romans. Pour moi, il n’y a pas de distinction entre les romans « jeunesse » et « adulte ». Quand je vois une histoire qui me plaît, peut m’importe le rayon dans lequel je l’ai trouvée. J’espère que tu vas continuer à écrire, surtout si tu aimes tant ça. Continue à nous faire réfléchir, rire, et à alimenter notre imagination. A bientôt 🙂

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